SESCSL

Syndicat des employé(e)s de soutien du cégep de Saint-Laurent

Mandat de grève sociale

Considérant la nécessité de déployer un rapport de force suffisant pour faire reculer le gouvernement sur ses mesures d'austérité mais aussi pour conduire les partis d'opposition à rompre avec les orientations du gouvernement actuel, à l'approche des élections prévues à l'automne 2026 ;

Considérant que le 1er mai, journée internationale des travailleurs et travailleuses, représente un moment symbolique important qui sera marqué par de nombreuses manifestations et actions de perturbation partout à travers le Québec, dont des grèves dans le milieu syndical, communautaire et étudiant ;

Considérant les propositions de grève des autres syndicats dans le secteur collégial et communautaire, y compris du SPPCSL et du SPCSL.

Considérant qu'une journée de grève politique, menée en solidarité avec ces allié-es, enverrait un message fort et démontrerait à l'ensemble des partis politiques notre volonté de continuer à nous mobiliser jusqu'à ce que l'État acquiesce à nos revendications ;

Considérant les résolutions en faveur d'une escalade des moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève politique adoptées par les syndicats du collège en automne dernier ;

Considérant que nous n'avons toujours pas obtenu aucune garantie sur la conversion des projets spécifiques en postes permanents ;

Considérant la réflexion sur la grève sociale en cours à la CSN et la résolution adoptée par le CCMM de coordonner une journée de grève sociale avec ses allié-es;

Considérant que l'AECSL a un mandat de grève pour le 1er mai 2026 et que l'AECSL est solidaire envers nos revendications pour la conversion de tous les postes précaires en postes permanents ;

Il est proposé :

Que les membres du SESCSL débrayent le 1er mai 2026 si le SPCSL, le SPPCSL et l'AECSL, 15 syndicats représentant a moins 7000 membres, dont au moins 3 syndicats d'employé.es de soutien-cégep débrayent également;

Que cette journée ait comme revendication le maintien de tous les postes et, lorsqu'applicable, leur conversion en postes permanent ;

Que le SESCSL joigne sa voix au mouvement social, incluant les groupes étudiants et communautaire, contre l'austérité ;

Que le SESCSL tienne une assemblée générale spéciale si, malgré l'obtention du plancher de débrayage, le contexte juridique ou politique est jugé défavorable par le conseil exécutif.