Syndicat des professeures et des professeurs du Collège de Rosemont
Mandats de grève sociale
Attendu les compressions budgétaires des dernières années, dans les services publics de manière générale et dans le réseau collégial, en particulier ;
Attendu le budget déposé par le gouvernement le 18 mars, qui poursuit le régime austéritaire ;
Attendu plusieurs des lois adoptés ces dernières années, qui représentent des attaques contre les syndicats, les organisations de la société civiles et nos droits ;
Attendu les multiples projets de loi qui demeurent à l'étude à l'Assemblée nationale et qui font peser sur nous les mêmes dangers que les lois précédemment mentionnées ;
Attendu les plans d'action déployés par différentes organisations syndicales ;
Attendu les positions adoptées par le SPCR ;
Attendu les votes de grève tenus par plusieurs syndicats de la FNEEQ ;
Attendu l'urgence d'une contestation de ces lois et projets de loi ;
Concernant le 1er mai
Il est proposé que le SPCR tienne une journée de grève sociale le 1er mai 2026, si les conditions suivantes sont réunies :
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Au moins 15 syndicats, regroupant au total au moins 7 000 membres, qui auront adopté un mandat similaire de grève sociale pour le 1er mai et dont les conditions de mise en œuvre auront été satisfaites ;
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La CSN, la FNEEQ-CSN et le CCMM-CSN assurent un appui juridique et logistique suffisant.
Que le SPCR, en cas d'exercice de la grève, n'utilise pas son fonds de défense professionnelle pour payer des indemnités aux membres.
Que l'exécutif du SPCR convoque une assemblée générale extraordinaire avant le 1er mai 2026 si, malgré l'obtention des planchers, le contexte politique et juridique le justifie.
Concernant la campagne de mobilisation vers le 1er mai
Il est proposé que le SPCR:
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Réaffirme sa critique des lois et des projets de loi du gouvernement, notamment la loi 14 (Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out), ainsi que les projets de loi 3 (Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail) et 1 (Loi constitutionnelle de 2025) et demande leur abrogation ou leur retrait ;
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Participe activement aux activités de l'AGECR ou de tout autre syndicat du Cégep, si ceux-ci décident d'aller de l'avant avec la tenue d'une journée de grève le 1er mai ;
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Se coordonne avec les autres syndicats et avec l'AGECR pour profiter de la journée du 1er mai afin de faire connaître notre opposition aux dérives autoritaires et austéritaires du gouvernement, s'il n'y a pas de grève sociale au Cégep lors de cette journée ;
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Invite les membres à participer aux différentes actions qui se dérouleront autour du 1er mai, notamment la grande manifestation nationale du 2 mai, à Montréal.
Concernant la légitimité de recours à la grève sociale comme moyen de contestation
Il est proposé que le SPCR:
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Affirme que le recours à la grève sociale est un moyen potentiel légitime de revendication, de défense des droits et de contestation des lois et politiques publiques problématiques ;
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Déplore que les lois qui encadrent actuellement le droit de grève empêchent le recours à la grève sociale comme moyen légitime de revendication, de défense des droits et de contestation des lois et politiques publiques problématiques ;
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Milite afin que la CSN reconnaisse pleinement le droit au recours à la grève sociale et assure aux syndicats et aux membres qui souhaitent l'exercer tout le soutien nécessaire ;
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Soutienne activement, par les moyens jugés adéquats, les syndicats qui choisiront d'exercer un mandat de grève sociale le 1er mai.
Mandat d'escalade vers la grève sociale
Attendu le dépôt du Projet de loi 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec ;
Attendu le dépôt du Projet de loi 3, Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique des diverses associations en milieu de travail ;
Attendu l'entrée en vigueur du Projet de loi 101, Loi visant l'amélioration de certaines lois du travail, le 28 octobre 2025 ;
Attendu l'entrée en vigueur de la Loi 14, Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out, le 30 novembre 2025 ;
Attendu la campagne Faire front de la CSN, lancée à la fin de l'automne 2025 pour contrer les attaques antisyndicales et liberticides de la CAQ ;
Attendu la manifestation intersyndicale du 29 novembre dernier, où plus de 50 000 personnes se sont rassemblées au centre-ville de Montréal ;
Attendu la mise à jour éventuelle du plan d'action du Regroupement cégep contre les compressions et les dérives autoritaires de la CAQ (sous le thème On se lève pour nos cégeps !), qui comprend, au moment opportun, d'avoir une « assemblée générale locale sur la possibilité de tenir des votes de grève sociale » ;
Attendu le projet de plan d'action du Conseil central du Montréal métropolitain pour la lutte contre les lois autoritaires et liberticides, qui fera l'objet de délibérations lors de l'assemblée générale intercalaire du 30 janvier ;
Attendu le mouvement de contestation du milieu communautaire ;
Il est proposé :
Que le SPCR, lors des instances syndicales auxquelles les membres du comité exécutif participent et où il en sera question, se positionne :
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en faveur d'une gradation des actions et activités locales, régionales et nationales pouvant aller jusqu'à la grève sociale ;
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en faveur de la tenue d'actions, d'activités et d'une grève sociale, sous une forme ou une autre, organisée d'ici le départ pour les vacances d'été ;
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en faveur que la date retenue pour une grève sociale ne soit pas forcément celle du 1er mai, Journée internationale des travailleuses et des travailleurs ;
Que le SPCR invite ses membres à participer aux différentes activités de mobilisation tenues par des organisations communautaires, notamment celles de la Coalition Main rouge (20 février, 5 juin).