Syndicat du personnel enseignant du Collège Ahuntsic
Mandat de grève sociale
Considérant la résolution adoptée par le SPECA le 12 février dernier, stipulant qu'à défaut d'actions significatives de la part du gouvernement pour un réinvestissement massif dans le filet social, l'abandon des projets de loi PL1 et PL3, de même que le retrait de la loi 14, le SPECA consulte ses membres sur l'exercice d'une grève sociale le 1et mai;
Que les membres du SPECA débrayent le 1er mai 2026 si les conditions suivantes sont réunies:
-
Au moins 15 syndicats représentant au moins 7000 membres, dont au moins cinq en enseignement supérieur ou affiliés au CCMM-CSN, adoptent des résolutions similaires de débrayage le 1er mai.
-
La CSN, la FNEEQ-CSN et le CCMM-CSN assurent un appui suffisant.
Que le SPECA tienne une assemblée générale spéciale si, malgré l'obtention des planchers, le contexte juridique ou politique est jugé défavorable par le conseil exécutif.
Proposition d'escalade des moyens de pression
Considérant le plan d’action de la campagne AHUNTSIC DEBOUT! adopté en assemblée générale le 27 novembre dernier;
Considérant l’état de crise des services publics, aggravé par les compressions et les restrictions budgétaires de la dernière année;
Considérant les attaques sans précédents du gouvernement vis-à-vis des contre-pouvoirs au sein de la société, dont les syndicats;
Considérant l’entêtement idéologique de la CAQ sur ces enjeux, malgré sa perte de légitimité et d’appui populaire;
Il est proposé :
Que le SPECA exige du gouvernement en place :
-
L’abandon des projets de lois autoritaires, liberticides et antisyndicales actuellement à l’étude, notamment PL1 et PL3, et le retrait de la loi 14;
-
Un réinvestissement massif dans le filet social, incluant, dès ce printemps, la levée des restrictions budgétaires pour les collèges et un réinvestissement qui annule l’effet des compressions de la dernière année en vue de l’année scolaire 26-27.
Que le SPECA demande aux autres partis politiques québécois :
-
De s’engager à retirer les projets de loi autoritaires, liberticides et antisyndicaux, et à réinvestir massivement dans le filet social québécois dès le début d’un nouveau mandat;
-
D’appuyer le mouvement syndical et populaire dans sa lutte pour la justice sociale.
Qu’à défaut d’actions significatives en ce sens de la part du gouvernement dès ce printemps, le SPECA consulte ses membres sur l’exercice d’une grève sociale le 1er mai.