Syndicat des professeures et professeurs du Collège Maisonneuve
Mandat de grève sociale
Considérant que les structures de solidarité sociale et les services publics sont en crise en raison des mesures d'austérité administrées par les différents gouvernements qui se sont succédé au pouvoir dans les dernières décennies;
Considérant l'adoption de lois et l'examen de projets de lois visant à affaiblir les contre-pouvoirs au Québec, notamment en limitant l'engagement politique et la capacité de contestation des syndicats ainsi que des organismes publics et communautaires;
Considérant la dérèglementation écologique qui mine les remparts législatifs contre la destruction des écosystèmes;
Considérant les résolutions en faveur d'une escalade des moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève sociale adoptées par le SPPCM et la FNEEQ et la résolution adoptée par le CCMM de coordonner une journée de grève sociale avec ses allié·es.
Que les membres du SPPCM débrayent le 1er mai 2026 si au moins quinze (15) syndicats, dont au moins cinq (5) syndicats d'enseignant·es de cégep ou cinq (5) syndicats affiliés au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM), représentant au moins 7000 travailleuses et travailleurs, débrayent le 1er mai 2026;
Que cette journée ait pour but de revendiquer un réinvestissement massif dans le filet social, le retrait des lois et des projets de lois liberticides et un engagement dans une transition socioécologique juste.
Proposition d'escalade des moyens de pression
Considérant que le projet de loi 1, Loi constitutionnelle du Québec, porté par le gouvernement, a été conçu et rédigé sans consultation populaire ni consultation des Premiers Peuples, alors que l'adoption d'une constitution est un processus extraordinaire qui, pour être légitime, doit faire l'objet de délibérations élargies;
Considérant les inquiétudes du Barreau du Québec quant aux impacts combinés des projets de loi actuellement à l'étude à l'Assemblée nationale et de la Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out (le projet de loi 89 devenu la loi 14 ) qui contiennent des dispositions qui entravent significativement la capacité des citoyen-nes à faire valoir leurs droits et participeraient à l'érosion de l'État de droit;
Considérant l'état de crise des services publics, aggravé par les compressions et les restrictions budgétaires de la dernière année;
Que le SPPCM soutienne, par la mobilisation ou financièrement, conformément à la politique d'aide et de financement, les syndicats et leurs membres qui seraient touchés par l'application de la Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out (le projet de loi 89 devenu la loi 14).
Que le SPPCM signe la Déclaration de la société civile contre le PL1 lancée par la Ligue Des droits et libertés (LDL).
Que le SPPCM exige des gouvernements en place et à venir :
-
L'abandon des projets de loi autoritaires, liberticides et antisyndicales actuellement à l'étude, notamment PL1, PL3, PL7, PL9 et PL13, et le retrait de la Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out (le projet de loi 89 devenu la loi 14) ;
-
Un réinvestissement massif dans le filet social, incluant dès ce printemps, la levée des restrictions budgétaires pour les collèges et un réinvestissement qui annule l'effet des compressions de la dernière année en vue de l'année scolaire 26-27, incluant dès ce printemps, pour le réseau collégial, un réinvestissement de 151 M pour l'année scolaire 2025-2026 et une indexation proportionnelle à l'augmentation des coûts, pour l'année 2026-2027.
Qu'à défaut d'actions significatives en ce sens, que le SPPCM consulte ses membres sur l'exercice d'une grève sociale.